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Profil sectoriel – Livres

COVID-19 – Mise à jour

  • Les éditeurs de livres sont confrontés à un certain nombre d’obstacles à cause de la COVID-19. Parmi les principaux figurent l’annulation et le report d’événements littéraires, la fermeture de commerces de détail ayant pignon sur rue, la faible priorité que revêt actuellement la livraison de livres sur Amazon et l’accès limité au marché des solutions pédagogiques en raison de la fermeture des établissements d’enseignement et de l’annulation de conférences universitaires.
  • D’après les données d’échantillonnage sur les ventes de l’Association of Canadian Publishers (ACP), les libraires offrant des livres imprimés ont vu leurs ventes nettes reculer de 56 % en avril 2020 comparativement à l’année précédente. On s’attendait alors à ce que les ventes de mai 2020 diminuent de 36 % comparativement à l’année précédente, et de 67 % en juin. Les ventes nettes de livres numériques se sont accrues d’en moyenne 9 % en mars et avril 2020[i].
  • À la fin du mois d’avril, on estimait que l’industrie de l’édition avait perdu presque 2,2 millions de dollars en frais non recouvrables, et que le coût futur à cet égard s’élèverait à 1,9 million. L’impression de livres ne pouvant être expédiés ou dont le retour est prévu constitue, de loin, la plus importante source de pertes, soit d’une valeur de plus de 1,3 million de dollars à ce jour et de 1,25 million de plus selon les prévisions[ii].
  • La majorité (58 %) des entreprises sondées par l’ACP en avril ont indiqué qu’elles n’anticipaient pas de mises à pied, mais 31 % ont précisé que c’était une possibilité et seulement 11 % ont déclaré que cela s’imposerait assurément[iii].
  • Les lecteurs sondés par BookNet Canada ont indiqué que la lecture était un passe-temps fréquent pendant la quarantaine. De plus, 58 % ont dit lire davantage qu’avant, et seulement 4 % ont dit lire moins. Les livres électroniques deviennent de plus en plus populaires, avec 30 % de lecteurs occasionnels et 49 % de lecteurs assidus ayant accru leur consommation[iv].
  • Veuillez consulter le site Web d’Ontario Créatif pour en savoir davantage sur notre plan d’intervention contre la COVID-19.
  • La COVID-19 a eu une profonde incidence sur le paysage littéraire canadien, et ce, de plusieurs façons. De nombreux éditeurs ont offert des rabais sur les livres électroniques pour augmenter les ventes et compenser les pertes subies dans le secteur des médias imprimés pendant la fermeture des magasins. Des éditeurs ont également été confrontés à des décisions soudaines quant à la date ou à la possibilité de diffusion des publications du printemps et de l’été, et ils ont dû composer avec ces enjeux jusqu’à l’automne. Les festivals et les lancements littéraires ont également beaucoup changé, et bon nombre d’organismes et éditeurs ont pris le risque de se tourner vers des événements en ligne[v].

i Association of Canadian Publishers, Survey Results: Impacts of COVID-19, 21 avril 2020, p. 2.

ii ibid, p. 2 et 7.

iii ibid., p. 6.

iv Shimona Hirchberg, « The impact of COVID-19 on reading », BookNet Canada, 15 avril 2020; Shimona Hirchberg, « The impact of COVID-19 on reading, part 2 », BookNet Canada, 5 mai 2020.

v Jon Tattrie, « Canadian publishers turn to e-book discounts to entice readers amid COVID-19 », CBC, 23 mars 2020; Ryan Porter, « No common playbook for Canadian publishers as publication dates abruptly shift », Quill & Quire, 6 avril 2020; Marsha Lederman et Simon Houpt, « Canada’s literary festivals, their seasons in disarray, try a high-risk, high-reward pivot to online programming », The Globe and Mail, 1er mai 2020.

Mise à jour intérimaire du profil de février 2020

novembre 2020

  • En 2018, les recettes de l’industrie canadienne de l’édition ont atteint 1,7 milliard de dollars, soit une hausse de 2,0 % par rapport à 2016. Les dépenses d’exploitation ont augmenté de 3,6 %, laissant une marge bénéficiaire d’exploitation de 7,6 %. Ces recettes d’exploitation ont majoritairement été générées en Ontario (67,2 %); le Québec (25,4 %) et la Colombie-Britannique (4,6 %) suivaient[a].
  • D’après une étude de BookNet Canada, la plupart des éditeurs canadiens (63 %) sont de petites maisons d’édition, dont le revenu brut était inférieur à un million de dollars en 2019. Ces petites maisons d’édition (60 %) étaient nombreuses à prédire que leurs ventes de livres imprimés diminueraient en 2020[b].
  • Selon une étude menée par le Toronto Star au début de l’année 2020, l’imprimé reste le format de lecture préféré des Ontariens et Ontariennes. Environ 80 % d’entre eux lisent des livres et, l’année dernière, 70 % ont opté pour le format imprimé, 28 % ont choisi les versions électroniques et 16 % ont écouté des livres audio. Cette constatation s’appliquait même aux lecteurs de moins de 35 ans, dont beaucoup ont déclaré avoir lu plus de livres imprimés que l’année précédente[c].
  • La revue Quill & Quire a réalisé son enquête de 2020 sur les milieux de travail, qui a montré que 26,5 % des personnes interrogées dans l’industrie de l’édition ne gagnaient pas assez d’argent avec leur travail pour répondre à leurs besoins de base, et que 41 % devaient travailler à la pige en parallèle pour des raisons financières[d].
  • Si les livres imprimés restent le format le plus populaire, l’écoute de livres audio au Canada augmente. Selon une étude de BookNet Canada, 37 % des Canadiens et des Canadiennes sont des auditeurs de livres audio. La fréquence d’utilisation des livres audio s’est aussi accrue, avec 24 % des auditeurs de livres audio qui écoutent un livre au moins une fois par jour, comparativement à 7 % en 2018[e].
  • L’Association of Canadian Publishers (ACP) a publié deux nouveaux rapports. Le premier, Audiobooks : Building Capacity for Canadian Creation and Publishing, rend compte d’un symposium qui s’est tenu en janvier 2020 et au cours duquel des professionnels du livre audio ont discuté des moyens d’améliorer la visibilité, les ventes, la capacité, l’accessibilité et l’investissement dans les livres audio canadiens. Le second, Accessible Publishing Research Project, produit en partenariat avec eBOUND Canada, examine le paysage des livres numériques accessibles au Canada, ainsi que des recommandations sur la mise en œuvre de normes nationales et l’élaboration d’une stratégie à l’échelle du pays pour améliorer la sensibilisation et la formation.
  • Le Canada devait participer en tant qu’invité d’honneur à l’édition 2020 de la Foire du livre de Francfort en juillet dernier, mais l’événement a été officiellement reporté à 2021. Il jouira quand même d’une présence virtuelle importante à la foire de 2020[f].
  • L’accessibilité dans le milieu de l’édition est un enjeu majeur, et l’éditeur canadien Coach House Books a fait œuvre de pionnier en février 2020 en lançant simultanément un livre en version imprimée et six formats accessibles. Dans de nombreux cas, les formes accessibles d’un livre ne sont publiées que plus tard, voire jamais. House of Anansi fait également d’importants progrès en matière d’accessibilité : cette maison d’édition est devenue la première canadienne à proposer des livres électroniques certifiés accessibles[g].

a Statistique Canada, Le Quotidien – L’industrie de l’édition du livre, 2018. (Consulté le 21 septembre 2020)

b BookNet Canada, The State of Publishing in Canada 2019, 2020, p. 4.

c Duncan Stewart, « Print still rules when it comes to books in Ontario », The Toronto Star, 27 janvier 2020.

d Sue Carter, « Workplace survey: the results » Quill & Quire, 11 mai 2020.

e BookNet Canada, Press Play: Audiobook Use in Canada 2020, 2020, p. 3.

f Patrimoine canadien, « Report du rôle du Canada en tant que pays invité d’honneur à la Foire du livre de Francfort de 2021 », CISION, 7 juillet 2020.

g Kim Hart MacNeil, « In a first for Canadian publishing, Coach House launches six accessible editions of one title », Quill & Quire, 12 mars 2020; Sue Carter, « Anansi becomes first Canadian indie publisher to be certified for accessible ebooks », Quill & Quire, 8 octobre 2020.

Profil – mai 2020

Introduction

L’édition du livre au Canada est une industrie de 1,6 milliard de dollars, dont les deux tiers des recettes d’exploitation totales à l’échelle nationale proviennent de l’Ontario, soit 1,1 milliard de dollars. En Ontario, l’écosystème de l’édition de livres inclut de grandes maisons d’édition appartenant à des intérêts étrangers ainsi que de plus petites entreprises appartenant à des intérêts canadiens. On dénombre 245 éditeurs anglophones de propriété canadienne au Canada, et ceux-ci exercent majoritairement leurs activités en Ontario et au Québec[1]

Taille de l’industrie et impact économique

Remarque : Les renseignements qui suivent concernant l’emploi, les revenus et le marché de consommation donnent un aperçu de l’activité dans l’industrie fondé sur les meilleures données disponibles. Bon nombre des chiffres correspondant aux éditeurs appartenant à des intérêts canadiens qui figurent dans ce profil incluent un nombre très limité de grandes entreprises dont les caractéristiques sont souvent très différentes de celles des petites et moyennes maisons d’édition. Tous les chiffres en dollars sont exprimés en devises canadiennes, sauf indication contraire.

Revenus et chiffres connexes

Remarque : Sauf indication contraire, les chiffres qui suivent incluent l’ensemble des maisons d’édition de livres du Canada, qu’elles appartiennent à des intérêts canadiens ou étrangers.

  • En 2017, l’industrie du livre de l’Ontario a injecté 465,2 millions de dollars dans le PIB, soit environ 72,5 % du PIB global généré par l’industrie du livre du Canada, de 641,8 millions de dollars[2]
Un diagramme en barres montrant le PIB généré par le Canada, l’Ontario, le Québec et d’autres provinces et territoires de 2013 à 2017. Toutes les catégories accusent une baisse. L’Ontario représente constamment plus de la moitié du total canadien, suivi du Québec. Les autres provinces et territoires combinés constituent un petit pourcentage du total.
  • Le PIB généré par l’industrie de l’édition du livre a diminué tant à l’échelle nationale que provinciale, bien que le taux de croissance annuel composé (TCAC) du PIB en Ontario de 2013 à 2017 ait été légèrement supérieur à celui du Canada, soit -7,1 % par rapport à -7,4 %.
  • L’industrie de l’édition du livre a enregistré des recettes d’exploitation d’un peu plus de 1,6 milliard de dollars au Canada en 2016, alors que ses dépenses d’exploitation équivalaient à presque 1,5 milliard, ce qui représente une marge bénéficiaire d’exploitation de 10,2 %. La marge bénéficiaire d’exploitation de l’Ontario était légèrement plus élevée, à 10,9 %, avec 1,1 milliard de dollars en recettes d’exploitation et un peu moins de 1 milliard en dépenses d’exploitation[3].
  • En 2018, 54 millions de livres ont été vendus au Canada, pour une valeur totale combinée au détail de 1,1 milliard de dollars. De ce nombre, 33,5 % étaient des livres documentaires, 25,5 % des romans de fiction et 39,4 % des romans pour enfants et jeunes adultes[4].
  • Les ventes de livres électroniques et celles en ligne de titres imprimés sont à la hausse. Entre 2014 et 2016, les éditeurs de livres ont vu leurs ventes totales de titres d’éditeurs canadiens et en diffusion n’augmenter que très peu, de 0,5 %. Cependant, les ventes de titres imprimés qui ont été réalisées autrement qu’en ligne ont baissé de 2,5 %. En revanche, les ventes en ligne de titres imprimés se sont accrues de 8,6 % et celles de livres électroniques, de 11,6 %[5].
    • Les ventes en ligne de titres imprimés ne comptaient toutefois encore que pour 166 millions de dollars, ou 12,1 %, du total des ventes de livres enregistré à l’échelle nationale, de 1,37 milliard de dollars, en 2016. Les ventes de livres électroniques équivalaient à 188 millions de dollars, ou 13,7 %, de l’ensemble des ventes de livres. On peut en déduire que si ces options sont en hausse, elles restent encore loin derrière l’achat de livres imprimés dans des magasins ayant pignon sur rue[6].
  • Des ventes de livres enregistrées à l’échelle nationale en 2016, d’une valeur de 1,37 milliard de dollars, 81,0 % étaient des ventes intérieures et 19,0 %, des exportations. Parmi les entreprises à l’origine de ces ventes, 53,8 % étaient contrôlées par des intérêts étrangers et 46,2 % l’étaient par des intérêts canadiens[7].
  • D’après Nordicity, en 2016, l’industrie canadienne de l’édition en langue anglaise avait perçu des recettes d’environ 404 millions de dollars. La majeure partie de celles-ci (64 %) était attribuable aux ventes de titres propres, y compris les droits[8].
Ce diagramme circulaire montre les sources de revenus de l’industrie canadienne de l’édition en langue anglaise en 2016. La majeure partie (64 %) de celles-ci est de loin attribuable aux ventes de titres propres (y compris les droits), puis aux ventes de livres au détail et d’autres titres des éditeurs (12 %). L’aide fédérale, les services de commercialisation et de distribution de livres, l’aide provinciale et les autres recettes équivalent en grois à entre 5 % et 7 % des revenus.

Emploi et salaires

  • Les emplois de l’industrie canadienne du livre ont considérablement diminué, passant d’un peu moins de 15 000 en 2013 à 9 500 en 2017, mais leur nombre s’est relativement stabilisé ces dernières années. Les emplois sont aussi en baisse dans l’industrie ontarienne du livre, mais pas à un rythme aussi élevé : ils sont passés de plus de 8 500 en 2013 à un peu plus de 6 000 en 2017. Leur nombre s’est aussi stabilisé depuis 2015[9].
  • L’industrie ontarienne des éditeurs de livres a dépensé 256,8 millions de dollars en salaires, traitements, commissions et avantages sociaux en 2016, en baisse de 3,3 % par rapport à 2014. Cela représente 68 % des 379,7 millions de dollars dépensés à l’échelle nationale[10].
  • Des dépenses de l’industrie canadienne de l’édition du livre en 2016, 25,7 % ont été effectuées en salaires, traitements, commissions et avantages sociaux[11].
  • Par ailleurs, la plupart des 245 maisons d’édition de langue anglaise appartenant à des intérêts canadiens, soit 78 %, avaient moins de 10 employés, et seulement 2 % en avaient 50 ou plus[12].
  • D’après les estimations de Nordicity, en 2016, l’industrie canadienne de l’édition en langue anglaise soutenait 5 940 équivalents temps plein, dont 45 % consistaient en des emplois directs dans des maisons d’édition, 36 % en des emplois indirects dans les chaînes d’approvisionnement des éditeurs et 19 % en emplois induits de la redistribution des revenus du travail directs et indirects[13].
  • L’effectif de l’industrie canadienne de l’édition en langue anglaise est largement féminin, 70 % des postes équivalents temps plein (ETP) étant détenus par des femmes[14].
  • L’Association of Canadian Publishers (ACP) a publié son enquête de référence sur la diversité dans l’édition canadienne de 2018, qui fournit des renseignements démographiques sur la main-d'œuvre de l’industrie de l’édition, notamment l’ethnie, le sexe et l’orientation sexuelle. Des 278-279 répondants (selon la question), 82 % se sont identifiés comme blancs, 74 % comme femmes et 72 % comme hétérosexuels[15].

Marché de consommation

  • Selon un rapport de Hill Strategies fondé sur l’Enquête sociale générale de Statistique Canada, 77 % des Ontariens de 15 ans et plus ont lu un livre au moins une fois en 2016, ce qui correspond à peu près au pourcentage national. L'étude a également révélé que 73 % avaient lu un livre imprimé et 30 % avaient lu un livre électronique[16].
  • Selon une enquête de (opens new window)BookNet menée dans l’ensemble du pays, 16 % des Canadiens et des Canadiennes disent lire des livres imprimés tous les jours et 7 %, des livres électroniques, et 3 % disent écouter des livres audio. Les participants à l’enquête ont dit qu’ils avaient davantage tendance à lire toutes les semaines que tous les jours, 43 % ayant précisé lire des livres imprimés chaque semaine et 25 %, des livres électroniques, et 15 % ayant répondu qu’ils écoutaient des livres audio à un rythme hebdomadaire.
  • De façon générale, les Canadiens et les Canadiennes lisent moins. Un sondage effectué par Ipsos en 2020 montre que l’écart entre l’écoute de livres audio et la lecture de livres numériques était important, mais qu’il était minime au chapitre de la lecture de livres imprimés. Même si le marché des livres audio peut croître, la demande du public semble diminuer, ce qui pourrait entraîner le déclin du marché dans l’avenir[18].
  • L’écoute de livres audio a considérablement augmenté ces dernières années. En 2016, 11 % des acheteurs de livres disaient en écouter. Cette proportion a augmenté de 24 5; passant à 35 % en 2018[19].
  • Une étude parallèle réalisée par (opens new window)BookNet comportait des constatations sur la découvrabilité des livres auprès des lecteurs canadiens. D’après cette étude, davantage de participants (44 %) découvraient des livres par le bouche-à-oreille au lieu de tout autre média[20].
Ce diagramme à barres illustre les modes de découverte de livres des répondants. Le bouche-à-oreille arrivait au premier rang, à 44 %. L’exploration de sites de vente au détail et la visite de magasins physiques suivaient, à 32 % et 31 % respectivement. Les modes les moins populaires, selon le sondage, étaient la lecture de journaux, de magazines ou de revues et l’utilisation d’applications de lecture électroniques, à 9 % et à 8 % respectivement.
  • La majorité des ventes au Canada de titres d’éditeurs canadiens et en diffusion étaient en anglais. Ces ventes ont atteint 1,1 milliard de dollars en 2016. Les titres en français et dans les autres langues représentent des ventes de 248 millions de dollars. Les ventes de titres en français et en anglais sont restées relativement stables entre 2014 et 2016; la proportion en anglais ayant augmenté de 1 % pour atteindre 81,9 %, celle en français et dans les autres langues ayant diminué pour se chiffrer à 18,1 %[21].
  • Les bibliothèques demeurent une source importante de livres pour les lecteurs. Ainsi, 27 % des lecteurs de livres imprimés, 21 % des lecteurs de livres électroniques et 24 % des consommateurs de livres audio disent avoir acquis les livres qu’ils lisent ou écoutent à la bibliothèque. C’est le pourcentage le plus élevé pour les livres imprimés (suivi par les magasins physiques avec 21 % et les sites de vente au détail avec 18 %), qui arrive à égalité pour la première fois avec les sites offrant un accès gratuit à des livres audio. La proportion la plus élevée pour les livres électroniques provient de la vente au détail ou des applications en ligne (36 %), suivie par les sites gratuits (24 %), puis par les bibliothèques[22].
  • Les résultats d’une étude canadienne sur la diversité, réalisée par (opens new window)BookNet Canada, ont montré qu’une proportion élevée de participants se disaient intéressés par une plus grande diversité dans les livres. En effet, 31 % des répondants ont indiqué qu’ils liraient plus souvent s’ils pouvaient avoir accès à des livres plus variés et 62 % ont déclaré rechercher activement une diversité des sujets et une variété d’auteurs. En outre, 61 % des lecteurs sous-représentés et 40 % des lecteurs bien représentés ont déclaré qu’ils seraient « intéressés », voire « très intéressés », par la lecture de livres d’auteurs noirs, autochtones ou de diverses origines ethniques[23].
  • Au cours de la dernière année, 21 % des Canadiens et Canadiennes ont acheté un livre, 28 % en ont emprunté un à la bibliothèque et 8 % ont à la fois acheté et emprunté un livre. Comme les Canadiens et Canadiennes sont plus nombreux à emprunter qu’à en acheter un, (opens new window)BookNet Canada a établi un profil démographique de l’emprunteur moyen de livres de bibliothèque. Il s’agit d’une femme dans la cinquantaine, diplômée universitaire, vivant en couple, n’ayant pas ou plus d’enfants à la maison et habitant au centre du Canada en milieu urbain[24].

Tendances et enjeux

Selon des statistiques de PwC, le taux de croissance de l’industrie du livre est positif aux échelles nationale et internationale, et l’industrie canadienne connaît une croissance nettement plus rapide que celle des États-Unis. La comparaison des formats imprimé et numérique est un thème récurrent, car le marché fluctue et la demande des consommateurs évolue. L’accessibilité et les métadonnées des livres électroniques sont également importantes du point de vue du consommateur. L’enquête menée par Quill & Quire sur les agressions sexuelles dans l’industrie canadienne de l’édition jette un nouvel éclairage sur les façons dont l’industrie peut s’améliorer de l’intérieur.

Taux de croissance et tendances de l’industrie

  • Sur les 6 420 nouveaux titres et éditions publiés en 2016 par l’industrie canadienne de l’édition en langue anglaise, la majorité (59 %) a été publiée à la fois en format imprimé et numérique. Le pourcentage publié uniquement dans le format imprimé et numérique est respectivement de 37 % et 4 %. Si les livres grand public étaient les plus susceptibles d’être publiés uniquement en format numérique (5 %), les livres éducatifs étaient plus probablement publiés en format imprimé seulement (46 %); quant aux manuels scolaires, ils étaient plus susceptibles d’être publiés dans les deux formats (97 %)[25].
  • En 2016, en dépit du fait que 59 % des livres étaient publiés dans les deux formats et que 4 % l’étaient uniquement en format numérique, 95 % des recettes tirées des ventes intérieures provenaient de livres en format imprimé. Nordicity avance l’idée que cette disparité serait en partie attribuable à la baisse du prix de vente des œuvres numériques, mais ces statistiques semblent également suggérer que l’imprimé continue d’être le format le plus lucratif[26].
  • Deloitte prévoit que le marché mondial du livre audio augmentera de 25 % pour atteindre 3,5 milliards de dollars américains en 2020; cette hausse est d’autant plus spectaculaire que la croissance globale des médias et du divertissement ne devrait pas dépasser 4 %. L’utilisation croissante de haut-parleurs intelligents et l’abonnement à des services de diffusion en continu de livres audio pourraient expliquer cette augmentation[27].
  • PwC a estimé que les recettes mondiales de l’édition du livre atteindraient une valeur de 122,5 milliards de dollars américaines en 2018. En plus de prévoir un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 1,2 % de 2018 à 2023, cette société s’attend à ce que les recettes générées par les livres électroniques continuent de grimper, jusqu’à atteindre le quart de toutes celles tirées par la vente de livres d’ici 2023[28].
  • L’industrie canadienne de l’édition progresse près de deux fois plus vite que celle des États-Unis, avec des recettes de 1,8 milliard de dollars américains en 2018 et un TCAC de 2,1 %, portant la valeur des recettes à 2,0 milliards de dollars américains d’ici 2023[29].
  • Les résultats d’une enquête de (opens new window)BookNet Canada ont montré que les libraires indépendants canadiens ont une opinion généralement favorable de l’état de leur commerce et de l’industrie en général. Ainsi, 74 % d’entre eux considéraient leur librairie comme « bien portante ». L’étude a également indiqué que les librairies indépendantes occupent toujours un créneau à côté des grandes chaînes. La commodité et l’atmosphère seraient les principales raisons invoquées pour par leur clientèle[30].

Enjeux au Canada et à l’étranger

  • Le Comité permanent fédéral de l’industrie, des sciences et de la technologie a terminé son (opens new window)Examen prévu par la loi de la Loi sur le droit d’auteur et publié son rapport le 3 juin 2019. L’(opens new window)Association of Canadian Publishers a diffusé un communiqué de presse dans lequel elle insistait auprès du gouvernement fédéral pour qu’il agisse rapidement et de manière décisive après les élections d’octobre pour s’attaquer aux questions soulevées dans cet examen, plus particulièrement celle de l’utilisation équitable pour l’éducation. Le Comité a entendu un certain nombre de préoccupations à l’égard du fait que l’adoption, en 2012, de mesures relatives à l’utilisation équitable à des fins d’éducation dans la Loi sur le droit d’auteur entraînait une perte de revenus substantiels pour les créateurs et les éditeurs de contenu, car bon nombre d’établissements d’enseignement ont décidé de ne pas renouveler leur licence collective. Il en a résulté une violation discutable du droit d’auteur[31].
  • La politique du gouvernement fédéral en matière d’investissements étrangers dans le domaine de l’édition au pays est un sujet de préoccupation dans le secteur de l’édition. À l’heure actuelle, la Loi sur Investissement Canada interdit la propriété étrangère dans les secteurs de l’édition, de la distribution et de la vente au détail de livres au Canada, à moins que le (opens new window)ministère du Patrimoine canadien décide d’approuver une exception à la règle s’il établit que le pays tirera un avantage net de la propriété étrangère. Le ministère a consulté les intervenants à propos de la politique fédérale en 2010, mais aucun changement n’a été apporté à ce jour. Les réactions face à la politique en matière d’investissements étrangers et à la façon dont la politique est mise en œuvre varient selon les différents segments de l’industrie de l’édition. L’(opens new window)Association of Canadian Publishers a fait savoir qu’elle était favorable au maintien de la politique du Canada visant les restrictions actuelles sur les investissements étrangers dans l’industrie de l’édition de livres, et que tout changement devrait inclure des mécanismes de transparence et de communication d’information sur la réalité des avantages tirés des investissements étrangers[32].
  • Un mémoire présenté en 2016 par l’(opens new window)Association of Canadian Publishers à Patrimoine canadien sur la présentation de contenu canadien dans un monde numérique soulignait que le développement d’un écosystème sain dans le secteur du livre exige une juste rémunération pour les titulaires de droits ainsi qu’un solide réseau de lieux où les consommateurs peuvent trouver des livres (boutiques, librairies, etc.). Pour y parvenir, les auteurs recommandaient de [...] « centrer l’attention sur les citoyens et les créateurs » pour « refléter les identités canadiennes et promouvoir une saine démocratie », et « catalyser l’innovation économique et sociale »[33].
  • Comme un Canadien sur cinq a une incapacité ou plus, il est important de produire le contenu le plus accessible possible, et l’édition de livres électroniques est un terreau fertile pour cela. Il existe un certain nombre d’options flexibles pour rendre les livres électroniques plus accessibles, comme la taille de police, l’espacement, la luminosité et la couleur[34].
    • Il importe également que les éditeurs utilisent les bonnes méthodes d’attribution de métadonnées pour que les détaillants et le personnel des bibliothèques soient au courant des caractéristiques d’accessibilité d’un livre électronique. BookNet Canada attire l’attention sur des ressources à cet égard, dont les lignes directrices par EDItEUR pour fournir des métadonnées d’accessibilité dans ONIX, ainsi que de l’information au sujet d’entreprises comme le réseau national de services de bibliothèque équitables, l’Accessible Books Consortium/Consortium pour des livres accessibles (ABC) ou le Centre d’accès équitable aux bibliothèques[35].
    • Les éditeurs de l’Ontario font de grandes avancées pour créer du contenu accessible : (opens new window)House of Anansi Press a été en nomination pour un prix récompensant l’accessibilité (Accessible Book Publishing Award) à la London Book Fair et Disfigured d’Amanda Leduc (publié par (opens new window)Coach House Books en 2020) est le premier livre au Canada à être public en même temps dans des formats traditionnel et accessible.
  • Au début de 2019, (opens new window)Quill and Quire a mené une enquête anonyme pour mettre en lumière les problèmes de harcèlement sexuel et les agressions sexuelles se produisant dans l’industrie canadienne de l’édition. Parmi les 185 participants à cette enquête, 53,5 % ont dit subir du harcèlement sous une forme ou une autre, et 63,2 % ont déclaré avoir été témoins de scènes de harcèlement, d’agression ou de comportement prédateur. La grande majorité des personnes qui ont fait part de tels cas étaient des femmes, soit 86 %. Bon nombre des victimes de harcèlement n’avaient encore jamais dénoncé leurs agressions (74 %), et, parmi celles qui l’ont fait, 82,5 % ont confié que leurs plaintes n’avaient jamais été traitées d’une manière qu’elles jugeaient satisfaisante[36].
    • (opens new window)Quill and Quire a formulé un certain nombre de recommandations en vue des prochaines étapes, dont une transition dans les pratiques d’embauche afin de permettre à plus de femmes et de personnes de couleur d’assumer des rôles prédominants, la création d’un code de conduite applicable partout au Canada et la syndicalisation. Les réponses mettaient aussi l’accent sur la communication et l’application d’un code de conduite en milieu de travail, l’abandon d’une culture propice à la consommation d’alcool et la création de nouveaux systèmes de soutien[37].
  • (opens new window)BIPOC of Publishing in Canada, un collectif sectoriel mis sur pied pour appuyer les travailleurs du secteur de l’édition membres de la communauté BIPOC (Black, Indigenous and people of colour/personnes noires, autochtones et de couleur), est devenu actif dans les médias sociaux en juin 2019. Ce collectif vise à soutenir et à créer un environnement communautaire pour les professionnels de l’industrie de l’édition issus de la communauté BIPOC, et c’est dans cette optique qu’il a lancé un programme de mentorat[38].
  • Quelques maisons d’édition canadiennes plus petites se heurtent à des difficultés lors de la cession de fonds de commerce du fait que le Conseil des arts du Canada ne peut garantir la poursuite de subventions une fois la vente effectuée. Ces subventions peuvent constituer, dans certains cas, une part importante des recettes d’une maison d’édition, et certains ont déploré un manque de transparence quant aux critères de réévaluation du côté du Conseil des arts, ce qui nuit à la durabilité des plus petites imprimeries[39].
  • Wattpad, une plateforme en ligne canadienne conçue pour permettre aux auteurs en devenir de faire connaître leur œuvre et de recevoir une rétroaction directe des lecteurs, a créé un volet, « Wattpad Books », qui donne accès au marché des livres imprimés pour les textes connaissant le plus de succès. Les concepteurs concluront également un partenariat avec Penguin Random House, au Royaume-Uni, afin d’élargir la portée de la plateforme en Europe[40].
  • Certains éditeurs canadiens spécialisés dans la littérature pour enfants trouvent un marché en Chine, où plus de 40 000 livres pour enfants sont publiés chaque année – soit le quart de toutes les ventes de livres dans ce pays. Malgré quelques défis à surmonter, comme une lourde présélection du contenu pour en retirer les éléments « indésirables » et la nécessité de travailler avec l’État pour l’obtention de numéros ISBN pour toutes les publications, il s’agit d’un marché solide[41].
  • Le Canadian Urban Library Council/Conseil des bibliothèques urbaines du Canada (CULC) demande aux éditeurs de donner aux bibliothèques un accès équitable aux livres électroniques et aux livres audio, dont les coûts peuvent parfois être six fois plus élevés que pour la copie papier d’un même livre. De plus, le peu de validations de telles ressources prolonge considérablement les délais pour recourir au mécénat. Malgré cet appel au changement, quelques éditeurs passent d’un modèle axé sur un accès perpétuel à des licences à plus court terme et à des modèles mesurés[42].
  • (opens new window)eBOUND Canada a diffusé une étude analysant l’acquisition de livres électroniques, l’octroi de licences, les modèles de prêts et la découvrabilité dans les bibliothèques de l’Ontario. Le rapport comporte les résultats d’une enquête menée auprès de bibliothécaires ontariens au sujet de leurs préférences ainsi que des politiques et procédures de leurs bibliothèques. Entre autres résultats, l’étude a conclu que le modèle de prêts « un exemplaire, un usager » était le préféré, et que les bibliothèques de l’Ontario étaient ouvertes à collaborer avec les éditeurs pour mettre à l’essai des modèles différents[43].
  • Si le marché du livre est passé en bonne partie des ventes dans les commerces aux ventes en ligne, le « lèche-vitrine » en ligne mène encore souvent à des achats en magasin. D’après Indigo Books & Music, un client sur cinq visant la boutique en ligne finit par acheter un produit dans un magasin ayant pignon sur rue[44].
  • L’(opens new window)Association of Canadian Publishers a déposé un mémoire lors des consultations prébudgétaires (budget fédéral de 2020). Elle y recommandait d’accroître le Fonds du livre du Canada de 38,4 millions à 58,4 millions de dollars au cours des cinq prochaines années ou moins[45].

Soutien gouvernemental

Remarque : Les renseignements figurant dans cette section donnent un aperçu d’une partie de l’aide gouvernementale accordée à l’industrie de l’édition de livres. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de l’aide gouvernementale disponible.

Reconnaissance de l’industrie

Les auteurs et les maisons d’édition de l’Ontario sont souvent reconnus pour leur travail exceptionnel :

  • Les lauréats du Prix littéraire Trillium 2019 ont été annoncés en juin 2019. Dionne Brand a remporté celui décerné aux auteurs de langue anglaise pour son roman The Blue Clerk ((opens new window)McClelland & Stewart), Lisa L’Heureux, celui des auteurs de langue française pour Et si un soir ((opens new window)Prise de parole), Robin Richardson, celui remis en poésie de langue anglaise pour Sit How You Want ((opens new window)Signal Editions/Véhicule Press) et Diya Lim, celui remis en poésie de langue française pour La marchande, la sorcière, la lune et moi ((opens new window)Les Éditions L'Interligne).
  • En plus du Prix littéraire Trillium, Dionne Brand a obtenu le Toronto Book Award pour son roman Theory ((opens new window)Knopf Canada).
  • Holy Wild ((opens new window)Book*hug Press) a valu à Gwen Benaway le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Poésie. Small in the City ((opens new window)Groundwood Books) a valu à Sydney Smith le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Littérature jeunesse – illustrations. Deux livres édités par Playwrights Canada Press ont remporté des prix : Birds of a Kind ((opens new window)Tous des oiseaux), en traduction, et Other Side of the Game, par Amanda Parris, en écriture dramatique.
  • Parmi les finalistes du prestigieux du prix Giller de la Banque Scotia de 2019 figuraient deux livres publiés par une maison d’édition bénéficiant du soutien d’Ontario Créatif, (opens new window)House of Anansi Press : Small Game Hunting at the Local Coward Gun Club de Megan Gail Coles et Dual Citizens d’Alix Ohlin. Cette dernière était aussi finaliste pour le prix Rogers Writers’ Trust Fiction de 2019 (50 000 $), un honneur partagé avec André Alexis, pour Days by Moonlight, publié par une maison d’édition ontarienne indépendante, (opens new window)Coach House Books.
  • Le Prix de la littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse, de 50 000 $, a été décerné à Heather Smith pour Ebb&Flow, un livre publié par un éditeur ontarien (opens new window)Kids Can Press.
  • Un titre publié par un éditeur indépendant établi à Windsor, (opens new window)Biblioasis, comptait parmi les finalistes du Booker Prize de 2019, un prix international : Ducks, Newburyport de Lucy Ellmann.
  • Le prix Giller de la Banque Scotia de 2019 a été remis à Ian Williams pour son roman Reproduction ((opens new window)Penguin Random House Canada).

Profil mis à jour le 28 février 2020

Endnotes

1 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 3.

2 (opens new window)Statistics Canada, Table 36-10-0452-01 – Culture and sport indicators by domain and sub-domain, by province and territory, industry perspective. (Accessed August 29, 2019).

3 (opens new window)Statistics Canada, Table 21-10-0200-01 – Book publishers, summary statistics. (Accessed September 6, 2019).

4 (opens new window)BookNet Canada, The Canadian Book Market 2018, April 1, 2019.

5 (opens new window)Statistics Canada, Table 21-10-0205-01 – Book publishers, electronic sales (x 1,000,000). (Accessed September 6, 2019).

6 (opens new window)Statistics Canada, The Daily – Book publishing industry, 2016. (Accessed September 6, 2019).

7 (opens new window)Statistics Canada, The Daily – Book publishing industry, 2016. (Accessed September 6, 2019).

8 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 21.

9 (opens new window)Statistics Canada, Table 36-10-0452-01 – Culture and sport indicators by domain and sub-domain, by province and territory, product perspective. (Accessed September 6, 2019).

10 (opens new window)Statistics Canada, Table 21-10-0200-01 – Book publishers, summary statistics. (Accessed September 6, 2019).

11 (opens new window)Statistics Canada, Table 21-10-0201-01 – Book publishers, industry expenditures. (Accessed September 6, 2019).

12 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 8.

13 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 10.

14 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 16.

15 (opens new window)Association of Canadian Publishers, 2018 Canadian Book Publishing Diversity Baseline Survey, March 2019, pp. 3-4.

16 Kelly Hill, “Arts, culture and heritage participation in Canada’s provinces and largest census metropolitan areas in 2016,” (opens new window)Hill Strategies, March 20, 2019.

17 Shimona Hirchberg, “Canadians and their leisure time: Leisure study part 1”, (opens new window)BookNet Canada, April 2, 2019.

18 Deloitte, TMT Predictions 2020: Fuelling the future (presentation slide deck), January 2020 p. 51.

19 (opens new window)BookNet Canada, “Meet the Canadian book buyer”, BookNet Canada, June 12, 2019.

20 Shimona Hirchberg, “How Canadian readers discover and obtain books: Leisure study part 2”, (opens new window)BookNet Canada, April 9, 2019.

21 (opens new window)Statistics Canada, Table 21-10-0206-01 – Book publishers, sales of books by language of printing (x 1,000,000). (Accessed September 6, 2019).

22 Shimona Hirchberg, “How Canadian readers discover and obtain books: Leisure study part 2”, (opens new window)BookNet Canada, April 9, 2019.

23 (opens new window)BookNet Canada, Demand for Diversity: A Survey of Canadian Readers, April 2019, p. 5.

24 (opens new window)BookNet Canada, “Canadians buy and borrow books”, BookNet Canada, June 11, 2019.

25 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 14.

26 Nordicity, The Canadian English-Language Book Publishing Industry Profile, July 2018, p. 23.

27 Deloitte Insights, Technology, Media and Telecommunications Predictions 2020, 2020, pp. 106-108.

28 (opens new window)PwC, Global Entertainment & Media Outlook 2019-2023, “Books,” June 2019.

29 (opens new window)PwC, Global Entertainment & Media Outlook 2019-2023, “Books,” June 2019.

30 (opens new window)BookNet Canada, What’s in Store: The State of Independent Bookselling in Canada 2018, August 2019, p. 7.

31 Kate Edwards, “Canadian publishers urge action following conclusion of Parliamentary Review of the Copyright Act”, (opens new window)Association of Canadian Publishers, June 5, 2019; Standing Committee on Industry, Science and Technology, Statutory Review of the Copyright Act, June 2019, p. 55.

32 (opens new window)Department of Canadian Heritage, Investing in the Future of Canadian Books Discussion Paper, July 2010; (opens new window)Association of Canadian Publishers, submission to the Department of Canadian Heritage on Review of the Revised Foreign Investment Policy in Book Publishing and Distribution, 2010.

33 (opens new window)Association of Canadian Publishers, submission to the Department of Canadian Heritage on Canadian Content in a Digital World, November 2016.

34 BookNet Canada, “Producing ‘born accessible’ books”, BookNet Canada, June 20, 2019.

35 BookNet Canada, “Producing ‘born accessible’ books”, BookNet Canada, June 20, 2019.

36 Sue Carter, “Q&Q’s sexual-harassment survey: the results”, (opens new window)Quill & Quire, April 22, 2019.

37 Sue Carter, “Q&Q’s sexual-harassment survey: what are our next steps?”, (opens new window)Quill & Quire, April 22, 2019.

38 Sue Carter, “Q&A: Meet BIPOC of Publishing in Canada, a new industry collective looking to foster connections and support”, (opens new window)Quill & Quire, July 8, 2019; BIPOCPub “Well, we are happy to announce the launch of the pilot of the BIPOC of Publishing Mentorship Program!” (Tweet), February 23, 2020.

39 Steven W. Beattle, “How the Canada Council makes a small press an uncertain investment”, (opens new window)Quill & Quire, April 29, 2019.

40 Carly Lewis, “Wattpad has already disrupted digital publishing. Now it’s challenging the industry once again – by printing books”, (opens new window)The Globe and Mail, May 3, 2019; The Canadian Press, “Wattpad expands publishing arm to Europe, partnering with Penguin Random House U.K.”, (opens new window)The Globe and Mail, August 8, 2019; David Israelson, “What clicks with fiction readers? Wattpad helps authors find out”, (opens new window)The Globe and Mail, May 14, 2019.

41 Heather Camlot, “Canada’s kidlit publishers are finding success – and challenges – in the Asian Pacific market”, (opens new window)Quill & Quire, May 16, 2019.

42 Maryse Zeidler, “Can’t find your favourite e-book at the library? This might be why”, (opens new window)CBC News, December 15, 2018; Sue Carter, “Canadian libraries galvanize over publisher changes to pricing models”, (opens new window)Quill & Quire, July 11, 2019.

43 eBOUND Canada, (opens new window)Analysis of Canadian Content in Ontario Libraries, April 2019.

44 Ryan Porter, “One in five searches on Indigo’s homepage leads to in-store purchase, says CMO”, (opens new window)Quill & Quire, July 29, 2019.

45 (opens new window)Association of Canadian Publishers, submission to the Pre-Budget Consultations in Advance of the 2020 Budget, August 2019.